Unstoppable (version française)

Unstoppable (version française)

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English
216 Pages

Description

" Quand deux âmes blessées se croisent et s'apprivoisent... L'histoire d'une renaissance chaotique, résolument placée sous le signe de la passion. "
Tegan est une jeune fille fragile et tourmentée, encore profondément marquée par la mort par overdose de Connor, son premier et unique grand amour. Elle pensait pourtant pouvoir le sauver de ses démons... Meurtrie par ce violent dénouement, Tegan exprime sa sensibilité dans des chansons qu'elle écrit dans le plus grand secret. Comment reprendre goût à la vie quand votre courte existence est déjà jalonnée de drames et de désillusions ?
Peut-être grâce à Ryan, ce séduisant garçon avec qui elle a échangé un baiser torride, sans réfléchir, un soir à Las Vegas... avant de le recroiser par hasard à Beachwood Bay ! Entre eux, l'attirance est indéniable. Mais pour Tegan, ouvrir à nouveau son cœur signifie réveiller de douloureux souvenirs et ressusciter d'inquiétants fantômes du passé... Le mystérieux Ryan en vaut-il vraiment la peine ? Peut-elle vraiment faire confiance à cet homme insaisissable qui semble lui cacher de lourds secrets ?


Grâce à une écriture simple et sans tabou, Unstoppable plonge le lecteur dans une histoire d'amour brûlante qui fait la part belle aux sentiments, aux sensations et au sexe. Un cocktail incandescent qui permet aux héros d'oublier leur passé tourmenté pour reprendre leur vie en mains.



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Informations

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Published 22 September 2016
Reads 5
EAN13 9782810419272
License: All rights reserved
Language English

Legal information: rental price per page €. This information is given for information only in accordance with current legislation.

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Melody Grace
UNLIMITED
Traduit de l’anglais par Camille S.
1
PROLOGUE
Dans la vie, tu as toujours une seconde chance, disait
mon père.
Même situ ne vois pas d’issue, même si tu te sens perdu
au plus profond des ténèbres, il y a toujours un moyen de
sortir du tunnel, un espoir de voir enfin se lever une aube
pure et lumineuse.
Toute le mondese plante sans arrêt, c’est même ça qui
nous caractérise. Nous connaissons tous des périodes de
peur et de vulnérabilité, nous sommes tous un jour ou
l’autre en proie aux affres de la jalousie. Il n’existe pas un
être humain à travers le vaste monde qui ne sombre à un
moment donné. Ce qui compte, c’est ce quenous faisons
après avoir touché le fond.
2
Parce que l’amour ne dure pas forcément la première fois,
ni la deuxième,d’ailleurs. Je ne connais pas de cœur
épargné, personne ne traverse la vie en un seul morceau. Si
vous ne rebondissez pas, si vous ne trouvez pas la force de
réessayer, vous ne trouverez jamais l’âme sœur, celle qui va
vous aimer non pas malgré vos blessures et vos fêlures,
mais à cause d’elles.
Je n’étais qu’un gamin à l’époque, je n’ai pas compris.
Cette seconde chance dont parlait mon père, ça ne menait
jamais à rien. Et l’été de mes treize ans, j’ai jeté l’éponge.
Ce n’est que des années plus tard que ses motsont pris tout
leur sens, ils sont devenus quelque chose à quoi me
raccrocher quand je me sentais trop perdu pour oser même
rêver êtrecapable d’aimer à nouveau.
Mon pèresavait que mon cœur était plus fort que je ne
l’imaginais. Il savait qu’un jour, l’avenir me sourirait, que le
désespoir ne serait plus qu’un lointain souvenir.
3
Parce que, au final, la deuxième chance, la plus
importante, qui change tout, c’est celle que tudonnes à te
toi-même.
4
CHAPITRE1
Ryland
J’ai un carrédans les mains quand le donneur retourne la
dernière carte, et je comprends tout de suite :c’est fini. Pas
juste la partie, mais tout. Mon job de merde, mon petit
séjour à Las Vegas. Fini, ce chapitre-là de ma putain de vie.
Personne autour de moi n’a encore abattu ses cartes, mais je
le sais.
C’est terminé.
Alors, les gars, qu’est-ce qu’on décide ? Mon patron,
Driskell, s’enfoncetellement dans son siège qu'on croirait
qu’il va poser ses santiags sur la table de poker. Il aaux
lèvresce légendaire sourire de requin, celui qui n’annonce
5
rien de bon pour le type qui a le malheur de se trouver en
face de lui. Qui met ses couilles sur la table, maintenant ?
Je sens autour de moi les autres qui se dégonflent en une
fraction de seconde. On ne joue pas des pièces en chocolat.
Il y a déjà soixante-quinze mille dollars au bas mot sur la
table, sous forme de jetons enplastique. Au Bellagio, c’est
la salle réservée aux flambeurs, et Driskell a toujours aimé
faire étalage de son fric.
Je tapote doucement mes cartes, m’efforçant de ne rien
trahir de mes émotions. Normalement, je ne devrais pas être
là. Tous ces mecs sont pleins aux as, impeccables dans leur
costume de marque, avec une Rolex au poignet. Moi ? Je
suis en jean, avec des santiags poussiéreuses aux pieds. Mon
job, c’est d’être planté à l’entrée, ou à la sortie, là où
Driskell me dit de me mettre. Je suis juste un homme de
main, payé pour faire en sorte qu'aucun de ses nombreux
ennemis ne l’approche de trop près. Et vu sa façon de faire,
il y en a toujours qui sont tentés d’essayer. Le mois dernier,
6
le chef d’une bande rivale a braqué un flingue sur lui au
beau milieu d’une négociation, à Tampa.Aujourd’hui, il est
branché sur respirateur.
Mais l’un des joueurs s’est défiléun peu plus tôt et
Driskell m’a demandé de le remplacer. Età présent, mon
boss me sourit avec la tête du mec qui a affaire à un
minable.
Tu es sûr que tu ne veux pas te coucher, gamin ? Il jette
une autre pile de jetons, dix mille dollars de plus en jeu. Tu
peux quitter la table, pas de problème. J’ajouterai tout ça à
ta note.
Ma note.
Il en parle comme si je lui devais deux bières, mais en
fait,c’est bien pour ça que je suis là, que je travaille pour
lui. Plus de deux ans à son service, comme garde du corps,
et je suis encore loin de pouvoir lui rembourser tout ce que
je lui dois.
7
Ça valait le coup. Et c’est toujours un bon deal, mais
quand il remue le couteau dans la plaie comme ça, je vois
rouge.
Je hausse les épaules, avale une gorgée de bière.
C’est bon, je suis.
Driskell ricane. Il croit que je bluffe. Ils le croient tous.
Après tout, ces types contrôlent la ville, chaque ruelle
malfamée, chaque quartier miteux, tandis que moi je ne suis
qu’un petit voyou chargé d’exploser les gueules et de
maintenir l’ordre.
Les uns après les autres, les joueurs se couchent.
Ma femme vame tuer, soupire l’un.
 On s'en fout de ta femme. Moi, c'est ma maîtresse qui
me fait peur, dit un autre en jetant ostensiblement ses cartes.
Quant à moi, j’ai les yeux rivés sur Driskell, à l’affût du
moindre battement de cils.
Et c’est là que la porte s’ouvreet qu’elleentre.
8
J’ignorepourquoi elle capte en un instant toute mon
attention. On est à Vegas et des belles nanas, il y en a plein
le Strip. Elles se baladent en talons aiguilles bien plus
vertigineux qu'elleen mini-jupes bien plus courtes. et
Mais quand elle se faufile entre les tables pour se rendre au
comptoir, c’est plus fort que moi, je ne la quitte pas des
yeux. Une petite robe noire toute simple habille son corps
menu, ses cheveux bruns tombent en cascade sur ses
épaules. Elle a une façon de se mouvoir particulière, une
sorte degrâce naturelle. Elle s’assied sur un tabouret et
regarde avec curiosité autour d’elle.
Et moi, je suis fasciné.
Son regard soudain croise le mien, elle me surprend en
train de l’observer, mais je ne tourne pas la tête. Au lieu de
ça, je la dévore des yeux, mémorise chaque trait de son
visage, comme je le fais toujours. C’est mon truc,ça, tout
archiver dans ma mémoire. On ne sait jamais quand on peut
avoir besoin de reconnaître quelqu’un dans la foule, et cette
9
fraction de seconde qu’il vous faudra pour vous rappeler
une personne peut vous sauver la vie.
Mais ce soir, ce n’est pas le danger qui fait cogner mon
cœurma poitrine dans . C’est elle, rien qu’elle. Ces yeux
noirs, tellement noirs par rapport à son teint pâle. On dirait
deux lacs profonds et mystérieux. Dans une salle bondée de
femmes bronzées et maquillées qui rient trop fort et crient
pour un rien, elle dénote par son calme, son silence.
 Alors gamin, tu fais quoi? m’interpelle Driskell, me
ramenant au jeu.
Merde. Je reporte mon regard sur la table. C’est ton avenir
qui se joue, là, et toi, tu te laisses distraire, à mater une
nana ?
C’est l’heure de vérité, marmonne un des types.
 Dit le proxénète philosophe, rétorque un autre, et ça
rigole, sauf Driskell et moi, nos cartes en main, comme si de
rien n’était.
Voilà, on y est.
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