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L'héritage du positivisme dans la création de la chaire d'histoire générale des sciences au Collège de France/Positivism's heritage in the creation of the chair in general history of sciences at the Collège de France - article ; n°4 ; vol.48, pg 521-556

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Description

Revue d'histoire des sciences - Année 1995 - Volume 48 - Numéro 4 - Pages 521-556
SUMMARY. — In 1832, Auguste Comte, founder of positivism, demanded that history of sciences be officially recognized by the creation of a chair. First he asked that a chair in the general history of physical and mathematical sciences be institutionalized. With this end in view, he first approached Guizot, calling for a new, open philosophical spirit. He deplored the narrow spirit and limited taste for the specialities of the leading scientific institutions of the time — the École polytechnique and the Paris Academy of sciences. Comte argued for a general point of view, both systematic and historical, which appeared to him to be pedagogical necessity. In 1846, Comte broadened his request; he asked that a chair in the general history of positive sciences be created. In 1848, Littré renewed Comte's efforts, insisting upon the ways in which research and development of the sciences would benefit. In 1892, a chair was created at the Collège de France for Pierre Laffitte, Comte's successor in positivist orthodoxy. Another positivist, Grégoire Wyrouboff of the Littré school, succeeded Laffitte. This complex history intermixes intellectual and political stakes, and it also shows the development of relations between diverse positivist movements. Positivism became so to speak the official philosophy of the Third Republic, but in its Littréan form, which Laffitte subsequently drew closer to. Indeed, the creation of the chair at the Collège de France and the choice of its holders marked the triumph of positivism, but it was an ambiguous and costly triumph and a source of multiple misunderstandings.
RÉSUMÉ. — Auguste Comte, fondateur du positivisme, réclame la reconnaissance officielle de l'histoire des sciences par l'institution d'une chaire, dès 1832. Il demande d'abord la création d'une chaire ď « histoire générale des sciences physiques et mathématiques ». Ses premières démarches, auprès de Guizot, se réclament d'un nouvel esprit philosophique ouvert; il déplore l'esprit borné et le goût étroit pour les spécialités des grandes institutions scientifiques du temps, Ecole polytechnique, Académie des sciences. Comte plaide pour un point de vue général, systématique et historique à la fois, qui lui paraît être une nécessité pédagogique. En 1846, Comte élargit sa demande à une chaire ď « histoire générale des sciences positives ». En 1848, Littré renouvelle les démarches en faveur de Comte, en insistant sur les bénéfices qu'en tireraient la recherche et le développement des sciences. En 1892, c'est pour Pierre Laffitte, successeur de Comte dans l'orthodoxie positiviste, que la chaire est créée au Collège de France : c'est un autre positiviste, de l'école de Littré, G. Wyrouboff, qui lui succède. Cette histoire complexe entremêle enjeux intellectuels et politiques ; elle montre aussi l'évolution des relations entre les divers mouvements positivistes : le positivisme est devenu en quelque sorte la philosophie officielle de la Troisième République, mais plutôt dans sa version littréenne, dont Laffitte s'est par la suite rapproché. Certes, la création de la chaire et le choix de ses titulaires marquent le triomphe du positivisme; mais un triomphe équivoque et coûteux, source de multiples malentendus.
36 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.

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Published 01 January 1995
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Language English
Document size 2 MB

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