R. J. Boscovich et l
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R. J. Boscovich et l'Académie des sciences de Paris/R. J. Boscovich and the Paris Academy of sciences - article ; n°4 ; vol.49, pg 401-414

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Description

Revue d'histoire des sciences - Année 1996 - Volume 49 - Numéro 4 - Pages 401-414
SUMMARY. — Boscovich's early relations with the Paris Academy of Sciences were quite cordial. In 1748 he was named correspondent of Dortous de Mairan by the Academy. In 1752 he is awarded an accessit for his study of Saturn and Jupiter. During a voyage to Paris in 1759 he frequents the Academy and is invited to the home of many académiciens. He forms close links especially with La Condamine, Clairaut and Lalande who, as enemies of D'Alembert, prejudice him against the latter. The Ragusian even writes a lengthy attack against him in defense of Clairaut in his Voyage astronomique (1770). When Boscovich is invited to become Director of Optics for the French Navy in 1774 (to 1783) the Academy turns against him, because he attempts to « break down the gates of the Academy », as D'Alembert puts it, to become a member through the influence of Versailles rather than using the usual academic channels. When Boscovich initiates controversies against the academicians Laplace in 1776 and the abbé Rochon in 1777, his haughty attitude and inordinate claims cause a worsening of relations. The article ends with a refutation of the claim by Lalande that D'Alembert and Condorcet drove Boscovich to return to Italy and shows that he left when an Italian firm accepted his 5-volume Œuvres for publication after the French government refused to print them on the royal presses. Boscovich was his own worst enemy. His prideful, haughty manner and his courting of the powers at Versailles caused resentment and alienation toward him in the Paris Academy of Sciences.
RÉSUMÉ. — Les premières relations de Boscovich avec l'Académie des sciences de Paris étaient très cordiales. En 1748, l'Académie le nomma « correspondant » de Dortous de Mairan. En 1752, il reçoit un accessit pour son étude sur Saturne et Jupiter. Pendant un voyage à Paris en 1759, il assiste à des séances de l'Académie et est invité chez plusieurs académiciens. Il se lie étroitement surtout avec La Condamine, Clairaut et Lalande, ennemis de D'Alembert, qui préviennent Boscovich contre lui. Le Ragusain va jusqu'à l'attaquer longuement dans son Voyage astronomique (1770) en défendant Clairaut. Quand la Marine française l'invite à Paris en 1774 (jusqu'à 1783) comme directeur d'optique, Boscovich suscite l'indignation des académiciens par sa tentative de « forcer la porte de l'Académie », comme le dit D'Alembert, en s'appuyant sur les puissances de Versailles plutôt qu'en faisant la demande habituelle directement à l'Académie. Lorsque Boscovich suscite des controverses avec Laplace en 1776 et l'abbé Rochon en 1777, son attitude hautaine et ses prétentions excessives pourrissent ses relations avec l'Académie. L'article termine en réfutant l'accusation de Lalande que D'Alembert et Condorcet avaient forcé le savant ragusain à retourner en Italie et prouve qu'il a quitté la France parce qu'un éditeur italien accepta de publier ses nouvelles œuvres en 5 volumes alors que le gouvernement français refusa de les faire imprimer sur les presses royales. Boscovich était son pire ennemi. Son orgueil, sa manière hautaine et sa courtisanerie suscitèrent le ressentiment de ses collègues et lui aliéna l'Académie des sciences.
14 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.

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Published 01 January 1996
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