Le journal du golf du 01-09-2020

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Published 01 September 2020
Language Français
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#158 SEPT. 2020 - 6 EUROS - OFFERT PAR VOTRE CLUB
LACOSTE LADIES NOUVELLE DANSE Joanna Klatten, pleine d’envies Boules rouges, les oubliées USPGA, le génie Morikawa
A U T H E N T I Q U E G O L F C L U B D E P U I S 1 8 9 1 G O L F O L D C O U R S E . C O M
R E J O I G N E Z L E M O U V E M E N T
E S S A Y E Z T P 5 / T P 5 X E T D É C O U V R E Z P O U R Q U O I A U T A N T D E J O U E U R S F O N T L E C H A N G E M E N T
© 2020 Taylor Made Golf Company Limited.
® M A R QG O L F E R
T H E
D R I V E
F O R
E X C E L L E N C E ,
* R E S T O R E D .
À la une
Joanna Klatten par Sébastien Vincent
J o u r n a l d uG o l f
R E PA RT I ES P O U R U N TO U R
La femme est l’avenir de l’homme, mais l’horizon du golf professionnel féminin en Europe, lui, est bien bouché. Le Ladies European Tour se relançait début 2020, après des années d’errance, quand la première vague de Covid-19 a stoppé une saison à peine entamée.
Alors que la dotation annuelle s’annonçait comme la plus grosse de l’histoire — en-viron 18 millions d’euros au total —, cette fichue maladie a, là aussi, tout boulever-sé. Si le golf européen masculin soure actuellement et voit son futur s’obscurcir, celui des femmes est quasi inexistant ; les proettes n’ont joué au maximum que six tournois depuis le début de l’année. Et un seul depuis six mois pour la majorité d’entre elles.
Lacoste, les sponsors et ASO, l’organisateur, ont donc maintenu l’open de France (17-19 septembre) pour elles, les golfeuses. Avec une véritable vision sociale puisque même les joueuses qui ne passeront pas le cut recevront un chèque. À l’encontre de l’histoire du golf, mais cette exception est nécessaire en ces temps troublés. Ce « Lacoste » — s’il a lieu, le virus circulant à nouveau — sera une bouée d’oxygène pour beaucoup.
Chez les hommes, la gestion erratique de Keith Pelley, patron du Tour européen depuis cinq ans, n’a pas aidé le circuit du Vieux Continent. Celui-ci aIche des dotations drastiquement réduites. La valeur sportive est pourtant toujours là, seules les stars, restant aux États-Unis ou jouant peu pour des chèques modiques à leurs yeux, manquant à l’appel… Les épreuves s’enchaînent donc en Europe pour le plus grand bonheur de nos représentants : les Français en sont à deux victoires en huit tournois depuis la reprise en juillet. Après Joël Stalter, Romain Langasque s’est imposé le 23 août au pays de Galles.
Preuve de la bonne santé de la petite balle blanche masculine, il y aura également quatre Tricolores à L’US Open (17-20 septembre), Perez, Lorenzo Vera, Barjon et Langasque. Un record dans l’histoire de notre pays. Espérons, durant cette deuxième partie d’année, plus parler de résultats et de sport que de virus. Croisons les doigts et soyons raisonnables.
Arnaud Tillous
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SOMMAIRE
LACOSTE LADIES OPEN DE FRANCE 18 – Joanna Klatten, nouvelle vie
26 – Un open solidaire
30 – Les forces tricolores
36 – Lacoste au soutien des joueuses
38 – Pour la beauté du geste
44 – Osez le rouge !
ET AUSSI 14 – Planète
46 – La « tronche » Morikawa…
52 – … Le swing de Collin
56 – Mental : visualisez comme les pros
60 – Dacourt, le golf comme oxygène
70 – Le pro-shop de Rémi
74 – Mini à haute tension
MATÉRIEL 64 – Les fers de la rentrée
66 – Reva plus loin
68 – Le sac de l’Oncle Ben
JOURNAL DES GOLFS 76 – Professeur Lima
82 – Les clubs vous parlent
90 – J’irai golfer à Megève
100 – La Normandie, p’têt ben qu’oui !
CHRONIQUES 10 – Paul Barjon
116 – Pierre-Michel Bonnot
J o u r n a l d uG o l f
DEUX CHEMINS DEUX SENSATIONS.
©PING 2020
RESSENTEZ LA DIFFERENCE. Deux familles de putters étonnamment différentes en look et en sensations mais tout aussi incroyables à rentrer la balle dans le trou. Mettez vos mains dessus aujourd’hui et puttez avec dès demain.
LONGUEUR AJUSTABLE
10
CHRONIQUE
P h o t oA F P
AU C ΠU R D U KO R N
Paul Barjon, membre du Korn Ferry Tour, nous fait vivre de l’intérieur son année sur la deuxième division américaine. Ce mois-ci le Français nous raconte l’ambiance sur les tournois avec le Covid-19, sa nouvelle deuxième place et sa qualification à l’US Open.
Cette année 2020 est vraiment diérente. Avec le virus, les tournois sont à huis clos, on ne peut pas voir sa famille. C’est compliqué du coup de jouer plusieurs semaines de suite. On ne va pas se mentir, on s’ennuie un peu mais après, c’est vrai que si l’on réalise une bonne saison, c’est un peu plus drôle. Mais le programme reste très linéaire d’une semaine sur l’autre. De mon côté, j’essaie d’arriver le plus tôt possible parce qu’il faut se faire tester et mine de rien, on a tou-jours cette petite pression de savoir si oui ou non, on est positif au Covid-19. Du coup, je suis sur place le dimanche après-midi ou bien le lundi matin. Quand on est négatif, on a accès au club-house, on peut aller dans le Players’ Lounge, etc. Mais c’est vrai qu’au niveau convivialité, c’est réduit au minimum. Il y a beaucoup moins d’interac-tions entre les joueurs. Il y a toujours des gars qui parlent un peu sur le practice ou au putting-green mais par exemple, au moment de manger, ce n’est pas la même chose, surtout le soir. Tout le monde essaie de prendre à emporter ou alors cuisiner à l’hôtel. Les temps sont diérents.
Comme Cyril Bouniol n’a pas pu rentrer sur les trois S E U L AV E C derniers tournois, j’ai partagé ma chambre avec S O I - M Ê M E moi-même(rires). Le soir pour m’occuper, je re-garde des séries et pas mal de golf. Du coup, je sais un peu tout ce qu’il se passe, que ce soit sur le PGA Tour, le Tour européen, les circuits féminins. J’essaie de m’occuper en allant visiter un peu la ville en voiture. Je fais mon possible pour tuer le temps. J’ai loupé le cut à Columbus dans l’Ohio sur un parcours très diîcile, sans vent pour-tant, mais un tracé vraiment long de 6 858 mètres (par-71). Je n’ai pas pris beaucoup de greens donc ça a été diîcile. Mais j’en ai profité pour m’entraïner au petit-jeu (rires). Je me suis retrouvé pas mal de fois dans les bunkers, ce qui n’était pas vrai-ment dans mon plan de jeu. Mais quand on loupe le cut en cette période de Covid, c’est vrai que l’on s’embête un peu. On en profite pour s’entraïner, faire un peu de physique. Cette fois-ci, je suis parti le dimanche pour l’Indiana où se déroulait le tour-noi suivant pour me faire tester le plus tôt possible et faire neuf trous l’après-midi.
Portland a été une super semaine avec cette deu-P O R T L A N D : xième place, dans un endroit que j’aime beaucoup. E 4 P O D I U M J’avais déjà joué un tournoi sur le parcours du Pum-pkin Ridge Golf Club quand j’étais à l’université et lors de mon premier passage sur le Korn, il y a trois ans. La dernière fois, ici, ça ne n’était pas super-bien passé, avec notamment un 3-putts sur ce fameux green du 18 — qui est très ondulé — pour louper le cut. Cette fois, ça s’est beaucoup mieux déroulé avec la dernière partie avec Lee Hodges. Je le connais très bien depuis deux ans car il a joué au Canada sur le Mackenzie Tour. Lui avait eu sa carte l’année d’avant. C’est un bon ami. Durant cette dernière partie, les conditions étaient vraiment compliquées avec des greens très fermes et beaucoup de vent. On n’a pas très bien joué sur l’aller, surtout moi. Mais malgré tout, on était toujours dans le coup pour la gagne. Entre nous, c’était convivial mais en même temps compétitif. J’ai tenté de faire eagle au 18 en attendant un par de sa part. Mais il a fait un beau birdie pour clôturer l’aaire. J’étais quand même très déçu entre le 18 et la tente du recording. Mais l’oîciel
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